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Aide les chercheurs à découvrir les bodyguards des chênes!

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13.09.2018

 

Au printemps 2018, des élèves de sept pays européens ont installé plus de 3000 chenilles en pâte à modeler dans des chênes. Ils ont ainsi pu documenter les traces laissées par les prédateurs, par exemple des oiseaux, des araignées ou des mammifères, qui ont essayé de manger ces fausses chenilles. Leurs observations vont permettre à des chercheurs d'étudier l'effet du climat sur les défenses des arbres. Les chercheurs du WSL lancent à nouveau un appel aux enfants des écoles pour poursuivre ce projet en 2019.

 

En Europe, le chêne est l’une des essences qui abritent la plus grande diversité d’insectes herbivores. Ceux-ci ne mangent généralement qu’une petite partie des feuilles, mais si cela se reproduit chaque année, les arbres s’affaiblissent et leur croissance ralentit. Les attaques massives de ravageurs comme la spongieuse ou la chenille processionnaire qui se produisent certaines années peuvent même être fatales si les chênes souffrent en même temps à cause de maladies ou d’autres facteurs de stress, par exemple la sécheresse.

L’ennemi de mon ennemi est mon ami

Les chênes ne sont pas sans défense pour autant: ils produisent des substances qui rendent leurs feuilles toxiques ou peu appétissantes. Et surtout, les insectes herbivores figurent au menu de nombreux prédateurs: oiseaux, insectes carnivores, araignées et mammifères. L’arbre est ainsi protégé par les ennemis de ses ennemis, c’est ce que l’on appelle une cascade trophique.

 

Différentes équipes de scientifiques ont examiné cette cascade trophique chez plusieurs espèces d’arbres et de plantes herbacées, et ont toutes fait la même observation : les insectes herbivores font plus de dégâts dans les régions chaudes que dans les régions froides. Pourquoi cela?

Ces scientifiques ne sont pas d’accord entre eux: certains ont proposé que les plantes se défendent moins bien sous les climats plus chauds. Mais c’est souvent le contraire! Se pourrait-il que les prédateurs soient plus actifs dans les régions froides? Ou les insectes herbivores dans les régions chaudes, car ils ne peuvent pas réguler leur température interne? A moins que l’explication ne soit un peu tout ça à la fois?

Cette question n’est pas seulement une affaire de spécialistes et de curieux, car le climat de notre planète est en train de changer. Les régions tempérées se réchauffent, et les régions froides sont de moins en moins froides. Beaucoup d'organismes vivants changent également leurs habitudes. Certains migrent vers d'autres régions, ou sont actifs plus tôt au printemps ou en été, et plus longtemps en automne. La fameuse cascade trophique pourrait donc bien être modifiée, et il est bien possible que les chênes soient de plus en plus affaiblis, même au nord de l’Europe, ou en Suisse, surtout lorsque l'été est très chaud et sec comme cette année.

 

Les scientifiques ont besoin de ton aide!

Du Portugal jusqu’en Suède, des scientifiques de huit pays vont mener un grand projet pour comprendre les interactions entre les chênes, les insectes herbivores et les prédateurs sous différents climats. Mais c’est grand l’Europe, alors les scientifiques ont besoin de ton aide et de celle de ta classe.

Pour participer avec ta classe, il suffit que ton enseignante ou ton enseignant s'inscrive sur le site Internet du projet. Une fois que ta classe sera inscrite, vous recevrez de la pâte à modeler spéciale et du fil de fer. Vous pourrez fabriquer quelques chenilles en pâte à modeler et les installer au printemps 2019 dans un chêne près de votre école ou de votre collège.

Les prédateurs attaqueront ces fausses chenilles comme s’il s’agissait de vraies proies et laisseront au passage des traces de bec, de dents ou de mandibules.

 

Après deux semaines, puis après un mois, vous prélèverez les chenilles et compterez les traces laissées par les prédateurs avant de les envoyer à Bastien Castagneyrol, le chercheur français qui dirige le projet pour toute l'Europe. Vous lui enverrez également quelques feuilles de chêne, pour qu'il puisse analyser leur composition chimique et mesurer l’ampleur des dégâts causés par les insectes.

Grâce à votre aide et à celle des autres classes, les chercheurs pourront comparer les défenses chimiques, les dégâts d’insectes et la prédation en fonction du climat, du sud au nord de l’Europe.

  

Pour en savoir plus